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Le Wifi et la 4G en intérieur, un défi complexe

25avril

Le Wifi et la 4G en intérieur, un défi complexe

Avoir des barrettes sur son téléphone au bureau est souvent très difficile.

« Moins de 1 % de l’immobilier tertiaire est couvert avec des antennes. Et il ne faut pas attendre que le renouvellement du parc – de l’ordre de 1 à 2 % par an – change la donne », explique Frédéric Motta, le directeur général de WiredScore, une entreprise qui attribue un label pour la connectivité des bureaux.

Comment expliquer un tel déficit ?

Les projets immobiliers courent après les certifications valorisant les performances environnementales et énergétiques.
Malheureusement, certains matériaux de construction employés bloquent également les ondes des mobiles générant des problèmes de connectivité.

Pourtant, optimiser la connectivité d’un immeuble pourrait permettre de diminuer le niveau d’exposition des salariés aux ondes électromagnétiques : lorsque la réception est mauvaise, les téléphones émettent davantage d’ondes pour tenter de se connecter au réseau et consommant plus de batterie, ils exposent les utilisateurs à des niveaux de radiofréquence plus élevés.

La hauteur des bâtiments

La hauteur des infrastructures peut être un frein à la qualité de la propagation des ondes radios. Dans les Immeubles de Grande Hauteur (IGH) beaucoup de problématiques réseau sont liées à l’absence de réflexion lors de la construction concernant la couverture réseau. À de telles hauteurs, il est difficile de « capter » dans de bonnes conditions les signaux provenant des antennes relais des opérateurs installées une cinquantaine de mètres en dessous.

Le coût pour les bailleurs : un frein important

Les solutions les moins chères, de type Wifi ou répéteur hertzien, sur de petites surfaces, se chiffrent déjà en dizaines de milliers d’euros.

Et pour des sites moyens ou grands (5.000 m2 et plus), les systèmes d’antennes distribuées en intérieur sont autrement plus chers. « 400.000 euros est le coût moyen d’une infrastructure radio spécifique pour un bâtiment de plus de 50.000 m2, sans l’installation des relais opérateurs qui peuvent s’élever à 80.000 euros par opérateur », écrit la Banque des territoires dans son étude sur la connectivité sans fil en intérieur. Cela sans compter non plus les frais récurrents de maintenance… De quoi faire hésiter plus d’un bailleur.

Un marché qui peine à se développer

Entre les incompatibilités techniques et le prix des solutions proposées par les opérateurs,  jugé trop important par les propriétaires, les bâtiments restent sans couverture.

À l’échelle nationale, la Banque des territoires estime que, suite à ces blocages, le marché de réseaux mobiles intérieurs, qui pourrait atteindre 1 milliard d’euros en France, n’est développé qu’à… 1 % aujourd’hui.

Pourtant, les besoins ne vont faire qu’augmenter, tout le monde en est conscient. Pour la Banque de territoires, la solution passe par davantage d’intégration en amont et une standardisation des offres. 

Source : Les Echos


Pour aller plus loin

>>> Comment améliorer la couverture mobile à l’intérieur des bâtiments ?

>>> Déménagement : 4 conseils pour un espace de travail bien connecté

>>> La connectivité au travail vue par les utilisateurs

Posté par GlobalPartner  Posté le 25 Avr 
  • connectivité des bureaux, connexion internet au travail, connexion internet des PME
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